Occitanie : huit députés demandent une commission d’enquête sur le « système Baylet »


13 mars 2026 - 139 vues

COMMUNIQUE DE PRESSE DE NICOLAS POMPIGNE-MOGNARD

Ancien adversaire politique de Jean-Michel Baylet à Valence-d’Agen

 

Municipales : huit députés demandent une commission d’enquête sur le « système Baylet »

Valence-d’Agen, le 13 mars 2026 -- À quelques jours des élections municipales, huit députés d’Occitanie ont adressé le 11 mars une lettre à l’ensemble de leurs collègues à l’Assemblée nationale pour demander la création d’une commission d’enquête parlementaire sur ce qu’ils appellent le « système Baylet ».

Dans ce courrier, les huit parlementaires affirment que la lutte contre la pédocriminalité doit être une priorité nationale et que les institutions doivent examiner sans tabou les situations où des défaillances auraient pu empêcher l’émergence de la vérité.

Ils évoquent un système de pouvoir structuré autour de Jean-Michel Baylet, propriétaire du groupe La Dépêche du Midi, et appellent l’Assemblée nationale à examiner les mécanismes qui auraient pu permettre une telle situation.

Pour Nicolas Pompigne-Mognard, ancien adversaire politique de Jean-Michel Baylet à Valence-d’Agen, qui témoigne dans le documentaire d’OFF Investigation « Baylet, notable pédocriminel ? » : « Il était temps que la représentation nationale se saisisse enfin de cette affaire. Aucun système de pouvoir, aussi ancien et influent soit-il, ne devrait pouvoir échapper au contrôle démocratique. »

À quelques jours du scrutin municipal, une question demeure : les électeurs de Valence-d’Agen vont-ils entendre ce signal venu de l’Assemblée nationale ?

 © CC BY-SA 3.0 Jackolan1 / Wikimedia Commons /photo

Voici le texte soumis par les huit députés à l’attention de leurs collègues :

Toulouse, le 11 mars 2026

Objet : Commission d’enquête sur le système Baylet

Chère collègue, cher collègue,

La pédocriminalité est un sujet majeur en France. Chaque année, des milliers d’enfants sont victimes de cette violence suprême. L’Assemblée nationale a commencé à s’en emparer, grâce à la Commission d’enquête parlementaire sur les crimes à Betharram. Mais ses conclusions ne seront pas étudiées en hémicycle et la demande d’une commission d’enquête sur les appuis français d’Epstein a été refusée.

 

Pourtant, de telles commissions révèlent les défaillances des enquêtes, du traitement judiciaire ou de l’accompagnement des victimes, afin de nous aider à modifier la loi. L’Occitanie a une responsabilité lourde à cet égard, puisqu’elle abrite un système de pouvoir autour de Jean-Michel Baylet, propriétaire du groupe La Dépêche du midi, à la tête d’une immense fortune personnelle, cumulant 150 ans de mandats politiques, accusé par des reportages journalistiques de violences et complicité de violences pédocriminelles. Seul le cumul du pouvoir politique, financier et médiatique semble avoir réduit au silence les témoignages et obstrué les investigations si longtemps.

 

Aussi nous vous proposons de contribuer à la prise de parole des victimes, partout dans le pays, en déposant collectivement une demande de commission d’enquête sur le système Baylet. Quel que soit notre bord politique, nous avons un même devoir de défense des enfants. Nous sommes ouverts à toute discussion sur son cadre et son périmètre.

Je vous prie de croire, chère collègue, cher collègue, en l’expression de nos salutations républicaines,

Christophe Bex, député de la Haute-Garonne

Sylvain Carrière, député de l’Hérault

Hadrien Clouet, député de la Haute-Garonne

Karen Erodi, députée du Tarn

Nathalie Oziol, députée de l’Hérault

Sylvie Ferrer, députée des Hautes-Pyrénées

François Piquemal, député de la Haute-Garonne

Anne Stambach-Terrenoir, députée de la Haute-Garonne 

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