Communiqué : d'Éric Lafond conduisant la liste du Parti des travailleurs à l'élection municipale d'Agen.


22 février 2026 - 97 vues

Je me dois de m'exprimer sur le véritable désastre qui frappe nombre d'habitants de notre
département et de la région. Le Lot-et-Garonne est dévasté. Et si la ville d'Agen ellemême
n’est pas la plus impactée, comment pourrait-on mener une campagne municipale à
Agen sans évoquer le sort de nos voisins ? Nombre de propriétaires vont devoir tout
refaire au rez-de-chaussée de leur maison.
C'est une catastrophe dont tout indique qu'elle n'est pas seulement naturelle. Les
témoignages affluent dans la presse. J'en cite quelques-uns :
"Autrefois, on draguait la Garonne, mais aujourd'hui on ne la drague plus", déplore-t-il.
Dominique défend ses idées : "En enlevant deux ou trois mètres de profondeur de grave,
on arriverait peut-être à sauver pas mal de maisons…”(Radio France)
« Il est impossible pour nous de se ravitailler en groupes électrogènes. Ce n’est pas
tolérable de laisser des communes comme nous sans électricité avec les jours qui nous
attendent » s’indigne le maire de Jusix (Sud-Ouest du 13 février)
Les agriculteurs ne sont pas épargnés. Ils font mention, relate Sud-Ouest du 14 février, des
« cultures d’hiver ravagées, des parcelles noyées, des vergers endommagés, des serres
détruites et des hangars touchés ».
J'affirme que la solidarité doit être totale et immédiate avec les personnes sinistrées. Le
Premier ministre vient d'affirmer que le gouvernement s'engageait à une « mobilisation
totale » et une « indemnisation au plus vite ». Monsieur Lecornu joue sur les mots. C'est
l'indemnisation qui doit être totale et la mobilisation au plus vite.
Que veut dire une « indemnisation au plus vite » ? Les inondations précédentes ont donné
lieu à des désastres, qu'il s'agisse d'exploitations familiales ou de domiciles privés.
L'indemnisation en a été tardive, partielle, parfois inexistante. Le résultat c'est qu'un
certain nombre de foyers frappés par des désastres précédents n'ont pas encore été
pleinement indemnisés et sont pourtant confrontés de nouveau au désastre.
Ces inondations, pour une large part, sont les conséquences de décisions politiques.
"Lorsque la SNCF nous permettait de poser un batardeau contre la pile du pont, on
protégeait le quartier du Lot. Là ce n'est plus le cas et la digue a pété. C'est indépendant
de notre volonté." Ce qui rend furieux le maire de la commune d’Aiguillon, Christian
Girardi, ce sont les batardeaux, ces barrières anti-inondation retirées il y a quelques
années et qui auraient pu, assure-t-il, constituer un rempart supplémentaire lorsque la

digue qui protégeait ce quartier a cédé. D'autres élus pointent du doigt le mauvais
entretien des digues, dont la compétence relève des collectivités locales, mais les moyens
manquent, disent-ils, pour financer les travaux. (Radio France)
« En Val-de-Garonne, pour l’heure, 10 brèches ont été identifiées sur les 90 kilomètres de
digues que compte le territoire (…) Si les travaux engagés par l’Agglo avaient été en
partie subventionnés, par la Région notamment, rien n’est moins sûr cette fois, compte
tenu des finances contraintes des collectivités. L’État n’est toujours pas disposé à mettre
la main au porte-monnaie (...) » (Sud-Ouest du 19 février)
Du côté de l'État, la position est claire, rappelle Monique Barbut, ministre de la Transition
écologique. L'entretien des digues "est maintenant à la charge des collectivités", assure-telle.
La ministre de la Transition écologique explique qu'il est possible pour ces
communes de "lever une taxe de 40 euros par personne et par an" pour financer ces
travaux. Selon elle, "beaucoup de collectivités n'utilisent pas au maximum cette
ressource." (Radio France)
Ce serait donc, une fois encore, aux collectivités de pallier le désengagement de l’Etat en
ponctionnant leurs administrés ? Inacceptable !
C'est pourquoi, candidat à la tête de la liste « Contre leur économie de guerre, Agen pour
les travailleurs et la jeunesse ! », j'affirme : la seule mesure acceptable, celle pour laquelle
la municipalité d'Agen, avec les autres municipalités du Lot et Garonne, devrait demander
à être reçue immédiatement par le Premier ministre, c'est l'indemnisation totale prise en
charge par l'État, totale et immédiate de tous les désastres occasionnés. À charge
pour l'État de se retourner vers les assurances et d’établir avec elles jusqu'où elles
prendront en charge et jusqu'où la solidarité nationale prendra en charge. Indemnisation
totale maintenant, tout de suite, de toutes les victimes de cette catastrophe qui doit peu « à
la nature » et beaucoup à des décisions politiques erronées, telles que le remembrement,
l’artificialisation forcenée des sols, la déforestation, entre autres.

Crédit/Photo Parti des travailleurs 

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