30 mars 2026 - 133 vues
C'est une page d'histoire locale et culturelle fascinante. Bien qu'il soit surtout connu pour sa voix de stentor et son allure de géant filiforme dans les cabarets parisiens des années 50, Philippe Clay (de son vrai nom Philippe Mathevet) a forgé son caractère dans la Résistance, plus précisément dans le Lot-et-Garonne.
Voici les points clés de son passage dans le maquis :
1. L'engagement précoce
En 1943, alors qu'il n'a que 16 ans, Philippe Clay fuit Paris et le STO (Service du Travail Obligatoire). Il rejoint le Sud-Ouest et s'engage dans les rangs des Francs-Tireurs et Partisans (FTP).
2. Le maquis du Lot-et-Garonne
Il intègre le maquis de la région de Villeneuve-sur-Lot et Fumel. Sa stature impressionnante et son courage le distinguent rapidement. Malgré son jeune âge, il participe activement aux opérations de sabotage et aux embuscades contre l'occupant.
3. Les combats de la Libération
Son parcours ne s'arrête pas aux forêts du Lot-et-Garonne. Lors de la Libération, il combat au sein de la brigade Carnot. Il participe notamment :
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Aux combats pour la libération de Bordeaux.
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Aux affrontements acharnés de la poche de Royan, où il est blessé.
Pourquoi c'est important ?
Cette période a profondément marqué l'artiste. On dit souvent que sa présence scénique si particulière — ses mouvements de mains très expressifs et sa silhouette anguleuse — découlait d'une énergie vitale puisée dans ces années de lutte.
"La guerre m'a appris à ne pas avoir peur du ridicule, parce que j'avais connu la peur tout court." — Une philosophie qui l'accompagnera durant toute sa carrière de chanteur et d'acteur.
C'est d'ailleurs ce passé de résistant qui lui vaudra une reconnaissance officielle bien avant ses premiers succès à l'Olympia, restant toujours très attaché à cette région qui l'avait accueilli dans la clandestinité.
Crédit Photo /Philippe Clay en 1953 (Studio Harcourt).




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